L’opérateur Symyo et l’agence de création Ahead of Time lance un appel conjoint à participation au projet MOCOM2020 qui vise à bâtir le futur des communications mobiles, tous ensemble.
Dans un diaporama destiné à nous convaincre de les rejoindre et participer à la définition de ce que l’on peut attendre des communications mobiles des 10 prochaines années, ils nous présentent leur vision de ce que serait notre “univers mobile” en 2020.
Traduction et illustration du texte de ce diaporama et analyse 2010 et synthèse globale
A- Les communications mobiles en 2020
Le transcript traduit et illustré...
En 2020 les communications mobiles (téléphone mobile - téléphone mobile internet) ont transformé l’économie et nos façons de vivre d’un manière radicale en très peu de temps.
Tout le monde a accès à l’information sur son mobile et contribue à la communauté.
L’appareil, tel que vous le connaissez, n’existe plus. Le mobile a transformé le monde en une plate-forme générale d’informations, offrant des opportunités économiques totalement nouvelles.
Le 21ème siècle a libéré la puissance de l’information, révolutionnant complètement un passé pourtant si proche.
Le chemin qui mena à l’avènement des communications mobiles commença au début du 20ème siècle.
1906 : Le premier brevet d’invention USAien est déposé pour un téléphone sans fil.
1973 : Le premier appel est passé à New York depuis un téléphone mobile.
1979 : Les premiers téléphones mobiles commerciaux sont présentés à Tokyo.
1982 : Nokia introduit son premier téléphone mobile.
1991 : Le premier réseau GSM (Global System for Mobile Communications - Système Global de communication Mobile) est lancé en Finlande.
1998 : Le premier “contenu” mobile, une sonnerie, est vendu.
1999 : Le Blackberry apparaît, et avec lui l’ère du mail sur mobile.
2001 : La 3ème génération de téléphones mobiles est lancée au Japon.
2007 : Les 3 milliards de téléphones mobiles sont atteints. L’arrivée de l’iPhone marque le début de l’ère des appareils tactiles.
Le premier iPhone (source : Apple.com)
2008 : Plus d’un milliard de personnes ont accès à l’internet tandis que 600 millions d’entre-eux accèdent au Web depuis leur mobile.
2009 : Le réseau social FaceBook accueille son 200 millionième utilisateur alors que Twitter est devenu un phénomène de masse. Les 4 milliards de téléphones mobiles sont franchis.
2011 : Les capteurs (sensors) ajoutés aux mobiles, tel que GPS (Global Positionning System - Système de localisation), thermomètre, hygromètre, luminomètre, boussole, introduisent une nouvelle économie - La “Sensors Economie”
2012 : La barrière du milliard d’appareils en réseau est dépassée. La communication
Machine à Machine (M2M), les objets dits “intelligents” (mélange de mail, vidéo, son, photo, et beaucoup d’autres fonctionnalités), l’omniprésence des ordinateurs ... donne naissance à l’Internet Intelligent.
2014 : La pénétration en Inde, en Afrique et dans les autres marchés émergents atteint 70%.
2015 : Le paiement via mobile devient un phénomène de masse grâce au principe
NFC (Near Field Communication - Bluetooth évolué). Les mobiles s’adaptent à nos styles de vie et à nos environnements. C’est le début des appareils hyper-personnalisés. Les nanotechnologies arrivent au point de permettent l’auto-adaptation des mobiles en fonction de l’utilisation que l’on en fait. De plus, ils sont adaptés à l’acheteur durant la phase de fabrication.
2017 : News Corp., Burda, Springer et d’autres compagnies de presse s’empressent de suivre. Tout le monde lit maintenant les nouvelles sur des
plasti-journaux (écrans fins et souples) mis à jour en permanence.
2017 est le point culminant du boom de l’économie du mobile. Le marché des communications mobile est supérieur à tous les autres systèmes de diffusion d’information confondus. Cette année marque aussi l’introduction du système Multi-langages de traduction écrite et orale instantanée, lequel fait tomber les dernières barrières d’une information planétaire globalisée.
2018 : Le gouvernement USAien est à l’origine d’une initiative de renforcement de la sécurité publique des communications mobiles appelée le Plan “Mobile” (the Mobile Agenda). La localisation et le contenu des communications mobiles de chaque personne seront désormais suivis, analysés et conservés. Les 8 milliards d’habitants sont dépassés, 5 milliards d’entre-eux ont un mobile, 2,5 milliards avec accès internet. La génération des bébés-digitaux fait sont entrée dans le monde du travail.
2019 : Confidentialité, sécurité d’accès et contrôle de l’information sont devenus des enjeux essentiels pour l’économie mondiale. La sécurité numérique s’impose comme le sujet d’importance numéro 1.
En 2020 notre monde de communications mobiles est perturbant, séduisant, interactif et controversé mais il est planétaire.
Aujourd'hui, c’est à vous définir à quoi notre futur doit ressembler. Ne laissez pas les choses se faire sans vous, soyez actifs et bâtissez le futur des communications mobiles.
Mocom 2020 est un projet collaboratif, ouvert à tous, destiné à la construction des perspectives des communications mobiles.
B- Analyse 2010 et synthèse globale
En ne considérant que l’année 2010, ces prospectives sont très optimistes.
La généralisation des raccordements en réseau des moyens techniques commencent à peine. Les Smart Grid (compteurs électriques dit intelligents), par exemple, se développent depuis un à deux ans, mais n’équiperont pas globalement nos foyers avant ... 10 ans (?). Ils font partie des premières “smart” applications de matériels interconnectés qui bénéficieront d’une “intelligence” d’exploitation mutualisée. Dans les labos, vous trouverez votre futur frigo, grille-pain, boite aux lettres, à raccorder à l’internet ... mais pas encore chez votre distributeur d’électroménager préféré.
L’internétisation de nos logiciels courants est balbutiante. Une technologie comme Google Wave marque un vrai saut fonctionnel, car la connexion est exploitée en temps réel dans la collaboration en mode textuel (et photographique pour le moment) et “l’objet message” est une fusion de mail, chat, traitement de texte, forum de discussion, blog ... Combien de temps avant de voir son développement porté à la vidéo, à l’audio et surtout de voir son exploitation sous différentes formes sur nos mobiles ?
Le mélange de réel et de virtuel, que l’on nomme réalité augmentée, commence à peine à voir le jour. Les premières applications ne toucheront que quelques gadgetophiles d’ici la fin 2010. La géolocalisation, le fait de positionner sur une carte les copains ou les bon plans de resto autour de soi, est déjà offerte dans quelques applications sur iPhone et Androïd. Mais il ne s’agit pas d’augmentation de réalité. Car l’augmentation de réalité, c’est l’ajout d’éléments virtuels dans notre champ de vision, que ce soit via des lunettes ou via des projections holographiques. Autant dire qu’il reste un certain chemin à parcourir avant que nous ne soyons nombreux à porter ce genre d’objet sur notre nez et un chemin encore plus long avant le moment où des indications holographiées seront projetées sur ce qui nous entoure en fonction de nos besoins individuels. Quant aux implants nanoélectroniques qui “projetteraient” sur nos sens d’autres choses à voir, entendre, toucher, ... le débat éthique n’est qu’à peine envisagé, alors pour la mise en service, revenez dans 10 ans (ou 20 ?).
Plus globalement, le “discours” des concepteurs de Mocom2020 est davantage centré sur les technologies que sur les bénéfices de celles-ci (sans parler d’applications pratiques pour le moment puisque c’est justement l’objet de ce projet que de les définir). Il se finit en tentant de nous “cristalliser” sur un phénomène type “Big Brother” (pour ceux qui n’ont pas lu “1984”, c’est celui qui nous surveille nuit et jour) très en vogue dans cette époque un peu trop sécuritaire.
Ce film pourrait s’apparenter à un film de propagande. Est-elle volontaire, j’entends par là, publicitaire, pour nous attirer à venir contribuer au projet ? Serait-ce une maladresse ?
Bien que l’équipe de management du projet semble bien sous tout rapport (voir sur le blog la section “Authors & Contributors”), ce projet n’est pas sans rappeler la FING (Fondation internet nouvelle génération), soutenue par Orange, la RATP et quelques institutionnels prestigieux - Orange qui a d’ailleurs sorti récemment un Livre blanc du Machine To Machine en partenariat avec la Fing et le Syntec.
Sources