25 Mars 2010

Quelles sont les perspectives qui se dessinent pour les 10 prochaines années ? Quelles perspectives, mais surtout, quels passages obligés pour l’internet ?
Comment la société en général peut-elle évoluer dans ce modèle numérique ? Les réseaux sociaux sont-ils une mode passagère ? Comment pourrons-nous combler la fracture numérique ?
E- SYNERGIES - 3.0, la réconciliation
“Fleuves” et Sémantique Comportementale
Si l’on voit bien se dessiner les débouchés de chacune des deux technologies, “Fleuves” et Sémantique Comportementale, leur synergie, quant à elle, va ouvrir vers quelque chose qui jusqu’alors relevait de l’impossible.
Comme évoqué plus avant, la mutualisation des esprits, des pensées, des réflexions ouvrira notre civilisation à une puissance collective qui jusqu’alors n’avait été que physique.

La maîtrise du chaos de la pensée collective, notre capacité à l’exploiter plutôt que de chercher à l’endiguer, à la canaliser, découper, contenir, catégoriser, va donner pleine puissance à l’existence de l’individu unique parmi un ensemble d’individus uniques, collectivisé dans une constitution / création du savoir / information.
Pour imaginer la synergie qui va s’opérer entre les fleuves de brouhaha et la puissance grandissante de la Sémantique Comportementale, il est nécessaire de développer 2 axes complémentaires du savoir.
Premier axe : ce que couvre le savoir. La savoir n’est pas une matière limitée à la seule matière dite “intellectuelle” de l’humain. Au contraire elle est infiniment large. Tout ce qui entre dans le : il est su que ceci ou cela EXISTE et est CONSTITUÉ comme ceci ou comme cela, fait partie intégrante du savoir.

Même les choses qui pourraient nous apparaître les plus insignifiantes font partie aussi du savoir. L’existence d’un poteau téléphonique, à 30 mètres de la borne kilométrique 12, côté droit de la chaussée dans la direction est-ouest, est un élément de savoir. Il peut ne pas être important pour celui qui s’occupe de biologie moléculaire, mais pour celui qui s’occupe du raccordement téléphonique de ce secteur, il constitue un élément fondamental.
Ce poteau, vu par notre chargé de raccordement, n’est pas vu de la même manière par d’autres. Pour le riverain, peut-être constitue-t-il un élément de pollution visuelle. Pour le chargé de modernisation des réseaux, un item à intégrer dans sa politique. Pour l’amoureux des insectes, une construction humaine au pied duquel s’est développé un écosystème qui abrite des fourmis rouges. Pour le chargé de sécurité routière, un risque de collision. Pour les cyclistes, un repaire visuel marquant la moitié du trajet entre 2 hameaux ...

On pourrait continuer ainsi très longtemps. Mais imaginez maintenant pouvoir découvrir notre ami le poteau par l’ensemble des points de vision qu’il constitue. Soudainement, sa dimension est diablement différente. Imaginez aussi la manière très différente que pourrait avoir le modernisateur dans sa manière de traiter ce fameux poteau.
Ce que couvre le savoir, le premier axe, nous montre un peu plus l’importance de la Sémantique Comportementale et ce qu’elle peut apporter au genre humain. Mais aussi celles des fleuves qui interconnectent et transportent les ingrédients du savoir.
Le deuxième axe, celui de la constitution du savoir, eh bien, il vient pratiquement d’être couvert à travers l’exemple de notre poteau. Il est presque couvert par cet ingrédient spécifique que l’on pourrait nommer “considération”. En effet, le poteau va recevoir plusieurs descriptions, chacune liée à la manière dont on le considère.

L’ensemble couverture / constitution représente l’identification des vecteurs d’intérêts maillés par des considérations supérieures à ces vecteurs. Et c’est l’ensemble qui représente le savoir.
Ajoutons la dimension manquante, celle du temps, qui consiste en apparition, modification ou disparition de ces vecteurs d’intérêts, et nous avons un vaste réseau en mouvement, et nous avons l’ingrédient information. Notons aussi que la manière de préciser la survenue, la transformation, la disparition, repose elle aussi sur la considération. Ainsi notre amoureux des insectes constatera la disparition de la colonie de fourmis, tandis que notre riverain notera l’apparition d’une branche cachant cet odieux poteau ; deux transformations relatives à un seul poteau mais avec deux regards.
En intégrant la connaissance de la survenue dans le temps des éléments de constitution, qu’ils soient savoir ou information, avec tout ce que l’on peut envisager dans l’analyse de ses survenue, espacement, fréquence, volume, ... on obtient la dimension complète d’un élément de savoir.

et de la fréquence de survenue de ces composantes
Nous avions annoncé plus amples explications sur le savoir semi-statique.
Nous pouvons maintenant amplifier les formes de savoir :
- La partie statique faite des constats d’existence
- la partie semi-statique faites des survenues de changement d’état
- la partie dynamique faites des caractéristiques de l’ensemble des survenues.

Conclusion
La Sémantique Comportementale, comme nous l’avons vu également, permet d’envisager des automatismes analytiques. Couplée aux fleuves de contribution / commentaire, elle va permettre tout ce qui permettra d’élaborer le champ collectif du savoir humain :
1- Identifier les (tous les) éléments qui constituent le savoir, quel que soit l’état : statique, semi-statique, dynamique

2- Valoriser par la mise en inter-relation

3- Évaluer l’amplitude du savoir, donc sa complétude

4- Appeler à complément de constitution selon le contexte (statique, semi-statique, dynamique)

5- Interpréter les intentions, les tendances, au sein d’éléments de savoir

6- Synthétiser dans toutes les dimensions et avec tous les regards possibles

7- Enrichir par les conclusions de synthèse

Et nous avons les 7 voies d’innovation, voies qu’il convient de compléter des technologies de support.
De la conscience des composantes surgit la connaissance
Cette démonstration n’a pas vocation à parcourir toutes les facettes du SAVOIR et la manière dont il se constitue mais essentiellement à tracer les pistes pour les 10 ans à venir.
Comme le suggère le titre de ce chapitre, il existe une dimension très importante dans l’affaire qui a trait d’avantage à la notion de CONNAISSANCE. Cette connaissance se fonde sur la richesse du savoir par lequel on établit des conclusions qui deviennent elles-mêmes des éléments de savoir et ainsi de suite. Ces nouveaux éléments sont eux aussi en inter-relations avec d’autres. Et partant de l’insignifiant concret au très signifiant abstrait, conceptuel, on obtient un ensemble savoir / connaissance qui compose la conscience collective humaine.
Mais, dans la prospective des 10 ans à venir, même si certains commencent à établir les bases de la logique dans la constitution de la connaissance, nous n’aurons pas de percées significatives sur le domaine du fait que la base, celle du savoir et de la maîtrise du chaos, n’en sera qu’à son établissement.
Tiens, et si nous en reparlions dans 5 ans, histoire de faire le point et de nous donner un rendez-vous ?
FIN
Les autres parties
A- Le poids de l'histoire
B- Le SAVOIR en tant que SOCLE PROSPECTIF
- Société 1.0 - pré-2000
- Société 1.5 - 2000-2005
- Société 2.0 - 2005-2009
- Les Technologies "Fluviales"
- Les Technologies Sémantiques Comportementales
Pour aller plus loin
- [Vidéo] Web 3.0, ce que nous réserve le Web d’ici 2050 (luc-olivier.com)
- Le Futur de la Communication Mobile vu par le MOCOM 2020 (luc-olivier.com)
- [Vidéo] SergeSoudoplatoff, les vraies ruptures d'Internet (dailymotion)
- Livre : Tribus de Seth Godin (luc-olivier.com)
- [Vidéo] Frédéric Charles - réseau social d'entreprise - Horizon Informatique 2013 (youtube.com)
- Une révolution web 3.0 ? D’un web statique vers un web participatif [Partie 1] (atomicpark.fr)
- Une révolution web 3.0 ? D’un web statique vers un web participatif [Partie 2] (atomicpark.fr)
- Une révolution web 3.0 ? Le web de demain, un web sémantique [Partie 3] (atomicpark.fr)







