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Entreprise 2.0: réalité ou pipeau? - source "LeMonde.fr, supplément partenaire IBM"
source "LeMonde.fr, supplément partenaire IBM"

« L 'expression "Entreprise 2.0″ est à la mode, mais je lui préfère "entreprise intelligente" parce que la technologie n'est qu'un support de l'intelligence collective et non un moyen de l'obtenir. "Entreprise 2.0″ est un concept marketing visant à accélérer la vente de solutions logiciels et conseils à des entreprises 1.0. Cette approche marketing me semble finalement contre-productive puisqu'elle culpabilise l'entreprise dans sa culture et son fonctionnement. [...] »
Olivier Zara

 

Depuis quelques temps, je croise, dans mes lectures bloguistiques, de plus en plus d’articles traitant de l'Entreprise 2.0. Ayant passé quelques années de ma vie à intégrer des systèmes d’information et de collaboration dans les entreprises — systèmes web based ou non, strictement internes ou sous la forme d’extranet —, j'avoue m'être fait une opinion assez tranchante sur certains discours sur le sujet, opinion bien exposée par les propos d’Olivier Zara dans son article « Entreprise 2.0 : réalité ou pipeau ? » — à lire absolument. En plus, c'est plein d’humour.


Une grande partie du discours que l’on entend majoritairement repose sur l’idée reçue et très binaire qui, sous prétexte de simplifier et de justifier la démarche, voudrait nous laisser croire que les entreprises managées par les générations des babyboomers ou celles des générations X fonctionneraient dans une collaboration restreinte et sur le principe de “la rétention d’informations” tandis que celles managées par les générations Y pourraient (ou devraient) fonctionner avec une collaboration complète et dans une transparence totale.

Tout ça est bien gentil, mais c’est faire peu de cas d’une simple réalité qui n’a pas grand chose à voir avec les déclarations de bonnes intentions !

Une entreprise est un espace économique à l’équilibre fin dont la marge de manœuvre de sa liberté de fonctionnement n’a d’égale que la composition de son tissu de compétences humaines.

En d’autres termes, « donne trop ou trop peu de libertés et j’te promets mon gars que le casse-gueule n’est pas loin » sous les formes les plus diverses et variées qui, en haut, commence par la perte d’évaluation des priorités et finit, en bas, par l’inconséquence et la revendication égo-centrée.

Pourquoi ? Parce que l’efficacité de la collaboration est directement en rapport avec la compétence de ceux appelés à collaborer. Alors, le tout le monde qui cause de tout et dont il faudrait prendre en considération les points de vues, assez rapidement, il faut siffler la fin de la récréation.

Gageons qu’après l’effet « sauveur de l’humanité » et son côté « nouvel eldorado » (comme souvent depuis les débuts de l’ère de la numérisation), on en revienne à un discours un peu plus ancré dans le réel.

Affaire à suivre !

Pour aller plus loin

 

 


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