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source : Éducation à l'Environnement

Bastien, 25 ans, sur Internet depuis l'âge de 14, n’aime pas Facebook. Luc-Olivier, 50 ans, sur internet depuis l’âge de 34, aime bien Facebook. Pour autant, aucun des deux ne pense que Facebook soit très utile pour la très grande majorité des entreprises. Ils vous disent pourquoi !


Marketing

1- Vos clients potentiels n’y sont sans doute pas !

Bastien : Si vous n’avez pas une cible très jeune (autour de 18 / 25 ans) vous ferez choux blanc. En Février 2011, 46 % des internautes (1/3 de la population) sont utilisateurs Facebook et plus de la moitié de ces utilisateurs a entre 18 et 34 ans (source Wikipédia). Combien sont-ils de moins de 18 ans... ? Certainement beaucoup.

Luc-Olivier : Quels sont les usages de vos clients potentiels en matière de relation commerciale ? Peut-être sont-ils sur Facebook, mais peut-être aussi n’y sont-ils pas pour y faire du business. Autre aspect ! Avez-vous envie de vous adressez à des Community managers, ce métier récemment apparu, chargés d’animer les comptes de marques, d’enseignes, d’entreprises sur les réseaux sociaux et non à vos interlocuteurs corrects ?

 

Communication

2- Ne pas confondre e-Réputation et vraie Réputation !

Luc-Olivier : La réputation, c’est recevoir un coup de téléphone de quelqu’un qui veut vous rencontrer pour vous faire travailler et qui vous appelle de la part de quelqu’un d’autre que vous ne connaissez même pas. Ça, c’est vraiment le résultat de la Réputation. L’e-Réputation, ça consiste simplement à être visible dans les moteurs de recherche — en bien ou en mal. Et pour y être de manière positive et efficace, ça demande un gros gros travail de création de contenu à très haute valeur ajoutée.

Bastien : L’e-Réputation peut être faussée de façon positive ou faussée de façon négative dans la mesure où ceux qui y contribuent peuvent le faire de manière masquée. C’est beaucoup plus simple de descendre un produit ou une personne sur le net que dans la vie réelle. Elle dépend aussi beaucoup de la capacité à utiliser des outils de communication comme les réseaux sociaux pro et perso, savoir se référencer dans Google, ...
La véritable réputation, elle, s’établit dans les faits : plus de monde dans ton magasin, des personnes qui t’appellent, des patrons qui veulent t’embaucher, des journalistes qui veulent t’interviewer...

3- Pas de “référencement naturel” avec Facebook !

Bastien : Les liens dans Facebook ne sont pas pris en compte par Google — règle des “no-follow”.

Luc-Olivier : Tout au plus, on pourra vous trouver avec votre nom et prénom, votre enseigne ou votre marque mais pas avec des mots-clés thématiques en rapport avec votre produit ou votre service.
Exemple : Nous avons parlé de Plastiki sur le blog de Kleen’up et l’article est aussi présent sur Facebook. Une recherche sur Plastiki fait apparaître le blog de Kleen’up en page 1 de Google tandis que la page Facebook qui en parle n’est pas visible dans les 5 premières pages de résultat de recherche.

4- Un contenu sous-qualitatif !

Luc-Olivier : Dans Facebook, pratiquement tout est dans un seul gabarit (des cases à remplir) dans lesquelles l’information est très mal mise en valeur. On peut aussi y créer des articles ou des pages personnalisées mais, là encore, c’est un vrai casse-tête pour obtenir quelque chose de séduisant et d’attractif.

Bastien : Facebook n’est qu’un point de diffusion de contenus présents autre part, sur les blogs, sur les sites... en tant que partage de liens. Ce qu’on appelle le contenu unique, c’est-à-dire un contenu de valeur conçu et exposé uniquement sur Facebook est très rare.

5- Vous avez besoin de générer du trafic qualifié, pas des curieux !

Bastien : Êtes-vous capable de discuter avec chacun des utilisateurs de Facebook, un par un, et de déterminer s’ils font bien partie de votre cible ?

Luc-Olivier : Quand on a 150 personnes dans sa liste “d’amis” c’est déjà pas simple de gérer tout cela avec l’interface franchement pas intuitive de Facebook. Alors, imaginez que votre business nécessite que vous ayez plusieurs milliers de contacts. C’est une prise de crâne insupportable.

Relation Client

6- Vous n’avez pas des heures à perdre avec un bruit de fond chronophage !

Luc-Olivier : Bidule vous a reconnu sur une photo ou sur une vidéo. Et hop, une pub sur votre mur. Machine a répondu à une question sur vous. Et hop, un truc de blonde. Truc a publié un message sur votre mur. Et hop, une grosse niaiserie. Vous n’avez pas répondu au message d’Untel, et hop, des alertes. Chose vous a inscrit dans son groupe qui n‘a aucun intérêt pour vous. Et hop, votre boite-aux-lettres polluée avec des alertes chaque fois que quelqu’un du groupe poste un message. STOP, ça suffit. Débranchez-moi de cette ”chose” !

Bastien : Les alertes en permanence, les murs à n’en plus finir et l’étalement de la vie privée de chacun dans le cadre professionnel, on s’en fout.

7- Les vraies relations sont dans la vraie vie !

Bastien : Passez-vous plus de temps avec vos “amis” Facebook ou avec vos amis réels ? Qui connaissez-vous le mieux, vos amis réels ou vos “amis” Facebook ? Sont-ils les mêmes ? Alors à quoi bon prospecter sur Facebook ? Et si ce sont les mêmes, quelle est la valeur ajoutée ?

Luc-Olivier : Entre prendre l’annuaire pour appeler des prospects ou des clients et prendre une liste de contacts sur Facebook pour leurs envoyer des messages qu’ils ne liront peut-être même pas, il n’y a pas photo.

8- Soyez présent pour gérer les crises !

Luc-Olivier : La gestion de crise. La grand mot à la mode, bien creux, le grand sujet des chantres de l’Entreprise 2.0 qui oublient une toute petite insignifiante dimension : vous n’êtes ni Orange, ni Coca Cola, ni même de la moitié, ni même du 100 ème de leur taille. Alors on peut bien vous critiquer. Personne ne sait qui vous êtes. Ça ne dépassera sûrement pas le cercle très restreint de vos quelques connaissances.
Dans tous les domaines, l’erreur classique consiste à comparer des choses qui ne sont pas de grandeur comparable.

Bastien : En donnant les moyens à vos clients, anciens clients ou futurs clients, dans un moyen centralisé, de critiquer votre marque, vos produits ou vos services, vous facilitez la visibilité des critiques. Connaissant la nature humaine, une personne critique facilement une expérience négative mais ne relaye que très rarement une expérience positive — normal puisqu’elle a payé.

Commercial

9- Pour prospecter, vous avec besoin d’aller vite et à l’essentiel !

Bastien : Comment aller vite et à l’essentiel si vous ne disposez pas d’outils orientés Business comme, par exemple, recherche efficace dans les profils, appels et demandes d’offre, ... ?

Luc-Olivier : Combien d’offres devez-vous faire pour obtenir une commande ? Si, en plus de cela, vous vous ajoutez des intermédiaires dans la manière de contacter les gens, c’est-à-dire que vous allongez le processus d’entrée en contact, vous prenez le risque d’alourdir votre processus commercial. Or, on sait que la confiance se construit par la rapidité et le côté très direct de l’établissement de la relation.

10- Vous pensez qu’un bon réseau de relations et de recommandations est 100 fois plus efficace !

Luc-Olivier : Les gens qui vous recommandent, dans la version minimale de la recommandation, le font parce qu’ils vous ont déjà rencontré et qu’ils ont discuté avec vous. Pourquoi iriez-vous recommander quelqu’un que vous ne “connaissez” qu’à travers une existence totalement virtuelle — et peut-être totalement fausse et/ou tronquée ? Là encore, si ce sont des connaissances de la vraie vie, alors quelle est la valeur ajoutée ? Faites donc des rencontres mensuelles où chacun doit venir avec un invité, ce sera 100 fois plus efficace.

Bastien : Un réseau de recommandation et de relations, c’est le Saint Graal du Web. On vous a dit qu’avec le Web ce serait super facile à constituer et à pérenniser mais, au bout du compte, vous n’obtiendrez jamais ce que l’on attend d’un bon réseau de relations, c’est à dire un carnet de commandes bien rempli. Lorsqu’on vous donne des noms de grandes enseignes à titre d’exemple de présence sur les réseaux sociaux, on oublie très souvent de vous faire vous poser une petite question : combien Facebook pèse-t-il pour ces grosses marques en terme d’apport de clientèle par rapport aux moyens conventionnels ? 0,1%, 0,3% ? Si vous êtes microscopique, est-ce que 0,1 ou 0,2% représente plusieurs clients potentiels ou une portion d’un client potentiel, son bras, un morceau de sa jambe, une touffe de cheveux ;-)

 

Et vous qu'en pensez-vous ? Avez-vous trouvé d'autres bonnes raisons de ne pas aller sur Facebook pour votre business ?

 

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