23 Février 2010

La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud

Quelles que soient les voies que l’on se choisit pour innover, quelle que soit la manière dont on va profiter des synergies qui entourent un projet, quels que soient encore notre capacité et notre talent à construire un plan d’innovation, il existe un mécanisme qui, bien au-delà de tout cela, semble être un passage obligé pour qu’un projet réussisse.
Avant d’évoquer ce mécanisme, il faut d’abord regarder sur quoi il s’appuie pour le comprendre.
Les sociétés humaines (et animales aussi) se sont développées pour une raison fort simple : plus on est nombreux, plus fort on est.
C’est trivial, certes, mais ça mérite d’y regarder d’un peu plus près.
Le besoin de subsistance des individus constitue le socle de leur “désir” d’être. Seul, l'individu peut peut-être s’en sortir avec ce que la nature lui offre, mais son existence risque fort d’être une course de chaque jour à sa seule survie biologique.
Il existe donc un autre vecteur, supérieur à la biologie, qui incite à faire mieux et plus, à dépasser sa seule biologie. Et ce vecteur, c’est l’élévation.
Organisé en groupe les individus peuvent profiter de la synergie (donc de la facilité) du collectif pour ne pas à avoir à se dédier “corps et âme” à l’alimentaire.
Le groupe va apporter une multitude de bénéfices, selon l’intelligence que ses membres y mettront. Le caractère principal de l’intelligence collective repose sur l’organisation synergique de spécialités que chacun peut porter, l’ensemble des synergies composant alors un “grand corps” capable d’assurer plus facilement sa subsistance et de libérer du temps à l’élévation de l’homme au dessus de sa seule animalité.
Toutefois, un groupe est beaucoup moins stable qu’un individu seul. Des individus naissent, se joignent, quittent ou meurent.
À travers la promesse de “mieux vivre” que représente le groupe, chaque individu s’inquiète donc de 2 choses principales :
-
le maintien de son niveau de vie
-
l’envie d’avoir mieux
Il risque fort de sanctionner les tentatives d’évolution du groupe si celles-ci ne respectent pas ou pourraient ne pas respecter ces 2 contraintes principales.

Lorsqu’une tentative d’évolution transforme trop la chose transformée, l’individu va craindre de perdre le bénéfice de la chose en question, celui qu’il obtenait avant transformation.
Si elle la transforme trop peu, il n’y verra pas d’intérêt.
Lorsqu’une tentative d’évolution est trop longue à s’opérer, l’individu ne va pas réussir à projeter le bénéfice, un peu comme le désespoir de ne pas y accéder.
Si elle s’opère en un clin d’œil, il aura la sensation qu’il ne s’agit pas d’un apport mais soit d’un non changement, soit d’un remplacement. Il s'en désintéressera ou il s’y opposera, craignant encore une fois une perte de bénéfices.
Donc revenons à notre thème principal, l’innovation.
Une innovation est une transformation, par l’apport d’une nouveauté à quelque chose d’établi.
Eh bien, nous aurions peut-être touché là du doigt la clé numéro 1 pour obtenir le succès.
Pour que les individus s’emparent d’une innovation il faut qu’elle promette un mieux vivre, c’est la base. Mais il faut surtout :
Qu’elle aille le plus loin possible, le plus vite possible ...
... et qu'elle soit acceptable (maintien du niveau de vie et de considérer qu'il s'agisse d'un mieux) ou, en d'autres termes, sans oublier le Marketing.
En savoir plus :
- Méthodo : 5 conseils essentiels pour créer une marque vendeuse (luc-olivier.com)
- Méthodo : Les 8 facteurs de convergence d'un projet innovant (luc-olivier.com)
- Méthodo : 5 étapes pour jeter les bases d’un projet innovant en 3 heures (luc-olivier.com)
- Marketing ou Marketing ? (asity.fr)
- Business Model : La clé de voûte de l'édifice (asity.fr)
- Business Model : Pourquoi est-il si fondamental ? (asity.fr)
- How to Create Ideas that Evolve (digitaltonto.com) [EN]
- Mème (Wikipedia.fr)
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