Marketing : la méthode pour rendre marchant un produit, une activité, un service, en faire sa promotion, le rendre accessible et le vendre ou le diffuser. Il existe une certaine tendance à désigner de strictes actions de communication par le terme de marketing. Cette tendance est assez française.
Si vous débutez dans le marketing vous deviez commencer par lire ces deux articles :
Le but d'une entreprise n'est pas l'argent, c'est une unité de mesure de l'approche du but.
Ce que je répète régulièrement et qui me fait passer parfois pour un martien auprès de ceux qui ont négligé la raison d'être de l'entreprise et par conséquent le mantra de l'entreprise, vont peut-être finir par m'entendre si c'est dit par quelqu'un d'autre, et non des moindres.
Quant à ceux qui n'aimeraient pas Bernard Tapie, je leur conseillerais vigoureusement de chercher d'où vient leur point de vue et de trouver dans leur conscient (ou ailleurs) les arbitraires qu’ils auraient ramassé ici ou là et qui tenteraient de démolir l'extraordinaire logique rationnelle du bonhomme en matière d’économie d’entreprise et de vision de la société plus généralement.
Prenez le temps d’allez jusqu’au bout pour découvrir la différence entre Morale Judéo-Chrétienne et Socialisme. Un parallèle truculent et tellement vrai.
Le grand truc à la mode, c’est de mettre son entreprise sur les réseaux sociaux.
Je ne sais pas si vous avez réfléchi un peu où on va mais ça pourrait bien, à terme, vous déclencher une crise d’urticaire au moins aussi terrible que celle que vous a déclenchée l’histoire des sub-primes.
Avant, vous étiez un(e) petit(e) patron(ne), avec 2 ou 3 salariés, vous répondiez encore au téléphone. Puis votre boite s’est développée et vous vous êtes retrouvé(e) dans l’impossibilité de répondre par vous-même, alors vous avez désigné quelqu’un pour assurer votre secrétariat. Comme vous n’aviez pas beaucoup de temps pour prendre les appels que votre assistant(e) tentait de vous passer, vous avez établi des filtres. Les fameux filtres. D’ailleurs, vous les connaissiez bien, parce qu’avant, quand vous étiez petit(e) patron(ne), vous pestiez contre ces filtres quand vous prospectiez et que vous essayiez de joindre les décideur(e)s pour leur présenter votre offre. Désormais, c’est l’affaire de vos commerciaux. Vous y êtes passé, maintenant c’est leur tour.
Votre société a continué à prospérer. Voilà qu’il a fallu poster une personne pour traiter les appels entrants et vous avez embauché une standardiste, mâle ou femelle. Comme votre assistant(e) avait de moins en moins de temps pour prendre les appels que la/le standardiste lui passait, il/elle a aussi établi des filtres. Les fameux filtres sur les filtres. Et vous les connaissez bien aussi ces filtres là, car vous pestiez lorsque vous prospectiez ...
Puis vint le mail. Et vous dûtes établir des filtres et un système pour que votre assistant(e) ne vous transmette que ce que vous aviez décidé de recevoir.
Puis vinrent les réseaux sociaux. Mais là, ça devint beaucoup plus compliqué. On vous conseilla d’y mettre votre entreprise et on vous recommanda d’y être aussi VOUS-MÊME, en personne. On vous expliqua qu’on était maintenant entré dans une nouvelle ère, que le Marketing avait été bouleversé, que les rapports humains et commerciaux ne seraient plus jamais ce qu’ils avaient été et que, au risque de disparaître, il vous fallait comprendre que la nouvelle règle c’était maintenant : l’engagement.
Un peu interloqué et inquiet, vous fîtes l’expérience et, après l’enthousiasme de la découverte, vous dûtes constater que tout ceci était bien chronophage. Vous tentâtes de coller le bébé à votre assistant(e), non sans quelques grincements de dents (et dehors aussi). Quelques interactions virtualo-sociales après et quelques filtres communotaro-avatariques plus loin, devant l’épaisse fumée noire que dégagea l’assistant(e) en question, vous décidâtes de passer au plan B.
La/le standardiste vit d’un très mauvais œil ce que vous lui demandâtes : « Hein !? » fit-il/elle, non sans afficher une expression de circonspection qui en disait long sur la profondeur insondable de la vacuité qui l’animait quant à votre demande.
Vous dûtes alors passer au plan Z et, quelques coups de fil plus tard, vous tançâtes votre RH pour qu’il/elle embauche un(e) ... COMMUNITY MANAGER.
Après quelques filtres scrupuleusement déterminés par votre assistant(e) pour que le/la community manager ne fasse pas de boulettes et, surtout, le/la laisse tranquille, vous pensiez être tiré d’affaire. C’était sans compter sur les effets de bord révolutionnaires du machin dans lequel vous aviez été obligé, de force, de mettre le bras gauche puis le droit et maintenant la tête, car vous dûtes faire face à une crise sans précédent dans l’histoire de votre entreprise. Ce matin là, vous atteignîtes un tel point d’exaspération, que cette fois-ci, ce fut de vous que s’échappait une épaisse fumée noire.
Dans votre bureau, trépignants en vous attendant, vous vous retrouvâtes nez à nez, sans avoir eu le temps de déguster votre café, avec votre standardiste furibond(e) et votre responsable commercial(e) écarlate. À peine eûtes-vous franchi la porte de votre bureau après avoir reçu un bonjour au regard fuyant de votre assistant(e) que ce fut le déluge.
« Pourquoi ce ... communauté machin chose … a le titre de MANAGER ? Son boulot c’est comme le mien. Y répond aux clients mais sur Facebook. J’ai plus d’ancienneté que lui/elle, c’est moi qui devrait être MANAGER ! » balançait le/la standardiste avant que son collègue n’ait pu prendre la parole.
« Patron(ne), on va dans le mur avec toutes ces conneries. Déjà qu’on avait un mal de chien à joindre les prospects et franchir les barrages, maintenant, il faut aussi franchir des barrages sur ces trucs internet. Y’a plus que des community managers, comme vous les appelez ! Faut que vous trouviez quelque chose. Les commerciaux sont déprimés. On va couler, qu’ils disent ! » balançait à son tour le/la responsable commercial(e).
La/le standardiste reprit de plus belle. Avant qu’elle/il n’ait fini d’éructer, l’autre écarlate tenta de se faire entendre, en criant cette fois-ci.
Au milieu de cette logorrhée, vous n’écoutiez plus. Votre cœur s’emballait à mesure que l’angoisse grandissait. « Un monde de dingues » vous répétiez-vous. « Je suis dans un monde de dingues. Ce sera quoi le prochain délire ? Quelle connerie vont-ils nous inventer ? ». Votre souffle devint court et bruyant. Des images désordonnées vous envahirent. Une pression insupportable et suffocante déchira votre poitrine. Vos yeux roulèrent comme des billes dans un bol. Et ce fut le grand blanc.
Au loin, votre conjoint(e) apparut, tel(le) que vous l’aviez connu(e) lors de votre rencontre. Jeune, souriant(e). « Comment vas-tu, tu as bien dormi » vous lança-t-il(elle). Complètement abasourdi, vous cherchâtes vos mots. Vous tournâtes la tête pour tenter de comprendre où vous étiez. Il vous semblait bien que ça ressemblait à votre cuisine. À l’autre bout de la table, votre fils était là, un bol de café à la main. Étrangement, il avait vieilli. Mais qui étaient donc ces gens, attablés là, consciencieusement en train de prendre leur petit déjeuner ?
Envahi par la panique, vous portâtes les mains à votre front. Mais l’arceau de votre virtualisateur vous en empêcha… !
Bastien, 25 ans, sur Internet depuis l'âge de 14, n’aime pas Facebook. Luc-Olivier, 50 ans, sur internet depuis l’âge de 34, aime bien Facebook. Pour autant, aucun des deux ne pense que Facebook soit très utile pour la très grande majorité des entreprises. Ils vous disent pourquoi !
Marketing
1- Vos clients potentiels n’y sont sans doute pas !
Bastien : Si vous n’avez pas une cible très jeune (autour de 18 / 25 ans) vous ferez choux blanc. En Février 2011, 46 % des internautes (1/3 de la population) sont utilisateurs Facebook et plus de la moitié de ces utilisateurs a entre 18 et 34 ans (source Wikipédia). Combien sont-ils de moins de 18 ans... ? Certainement beaucoup.
Luc-Olivier : Quels sont les usages de vos clients potentiels en matière de relation commerciale ? Peut-être sont-ils sur Facebook, mais peut-être aussi n’y sont-ils pas pour y faire du business. Autre aspect ! Avez-vous envie de vous adressez à des Community managers, ce métier récemment apparu, chargés d’animer les comptes de marques, d’enseignes, d’entreprises sur les réseaux sociaux et non à vos interlocuteurs corrects ?
L'emblème de la France : le seul animal qui chante les pieds dans la merde !
Après un 2ème trimestre passé à croiser pas mal d’entreprises et de projets, d’avoir observé un long silence de 4 mois sur mon blog, cette entrée dans la période des vacances était toute appropriée pour balancer un coup de gueule.
Avant 2000, c'était pas brillant
Dans les années pré-2000, alors plus Directeur Artistique et Designer Graphique que Marketeur, je passais mon temps à “redresser” les projets pour que les présentations de mes clients, faites à travers plaquettes, aides-visites, fiches produits, catalogues... et finalement sites web, soient en cohérence avec la logique des publics, de leurs probables “démarches de besoin”, de leurs univers stylistiques...
Bref, alors qu’on nous demandait du “beau”, du “séduisant”, je n’avais de cesse de faire un travail de rétro-réflexion car ce qui nous arrivait en terme de structuration, de discours, de contenu était, le plus souvent, franchement nul. Évidemment, j’outrepassais largement ma fonction puisque revoir le discours commercial, la segmentation d’un catalogue produits ou la manière d’approcher les bénéfices d’une offre ou son positionnement va bien au-delà de ce qu’on attend d’un DA et encore plus d’un Graphiste, tout “Designer” qu’il ait pu accoler à l’appellation de son métier.
À l’époque, je passais pour un emmerdeur parce que je bousculais ce que savaient tous ces chefs d’entreprises ou ces responsables commerciaux, en les obligeant, d’une certaine manière, à revisiter leurs idées reçues et l’approche de leur domaine.
Je passais aussi très probablement pour un incapable car, plutôt que de trouver “la bonne idée”, “l’idée de génie” ou “l’idée brillante” pour habiller leur copie merdique d’un voile magique de séduction quasi érotique, je préférais de loin l’approche rationnelle, pragmatique, ergonomique, de la relation directe entre l’offre et ses “bénéfices réels”.
Évidemment, cette manière d’approcher le métier n’allait certainement pas favoriser mon entrée au Club prestigieux des DA et encore moins à celle du Blockbuster des concepteurs de pub. Et d’ailleurs, pour tout vous dire, si dans les années 1990, j’en rêvais naïvement, en 2000, j’en avais vraiment plus rien à foutre.
Le marketing et la communication ne sont pas nécessairement des sujets compliqués, sauf à en avoir oublié les principes essentiels. Et les principes essentiels, ça peut s'exposer avec des mots simples.