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Diaporama publiée par Julien Bonnel sur Marketing et Technologie.

Depuis quelques semaines, il semble que la direction de Facebook ait perdu quelques-uns des repères essentiels que représentent ceux du droit de la personne privée, du droit à l’anonymat, du droit de choisir pour soi-même ce que l’on souhaite révéler et à qui on souhaite le révéler.


Ces droits, acquis par l’homme après des centaines d’années de lutte, ne peuvent et ne doivent pas être bafoués par quiconque et encore moins par une entreprise privée.

Les moeurs et la notion de ce qui relève du privé ou non évoluent peut-être. Le recul en la matière est bien court pour en être si sûr.

Les droits fondamentaux de chacun sont loin d’être respectés : ceux des femmes, ceux de milieux dénigrés, ceux d’étrangers, ceux de couleurs de peau différentes, ceux de choix sexuels minoritaires, ceux de confessions non établies, ceux de courants de pensées alternatifs, ceux de philosophies rares ... rencontrent régulièrement des mises à l’écart insupportables.

Ces mises à l’écart n’existent que par le seul fait que certaines “informations” sur l’autre sont rendues visibles.

Sur quelles promesses peut-on se fonder pour être sûr que nos intimités révélées ne soient pas exploitées ? Et, en tout cas, si elles doivent être rendues publiques, cela ne peut se faire sans le consentement express des intéressés.

J’ai pour ma part consacré plus de 30 ans à me battre contre les injustices diverses et variées, autant pour la liberté d’expression que pour la liberté de ne dire que ce que l’on a envie de dire et à qui on souhaite le dire.

Bien que Facebook représente une certaine capacité à rendre publics ses écrits, ses marques, ses entreprises, ses idées, il ne serait pas cohérent pour moi de faire l’impasse sur les errances de Mark Zuckerberg, son dirigeant, et surtout sur celle de nous expliquer par la force que nous devons être “public” par défaut.

La lenteur de réaction de nos états de droits à intervenir contre ces errances n’est pas plus acceptable.

Quoi qu’il en soit, j’ai choisi ma lutte, que j’estime supérieure à mes intérêts propres, et de ne plus contribuer à Facebook, donc je boycotte le temps que la situation soit éclaircie, que le droit, celui de nos constitutions fondées sur la charte universelle des droits de l’homme, soit respecté.

 

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