Le but d'une entreprise n'est pas l'argent, c'est une unité de mesure de l'approche du but.
Ce que je répète régulièrement et qui me fait passer parfois pour un martien auprès de ceux qui ont négligé la raison d'être de l'entreprise et par conséquent le mantra de l'entreprise, vont peut-être finir par m'entendre si c'est dit par quelqu'un d'autre, et non des moindres.
Quant à ceux qui n'aimeraient pas Bernard Tapie, je leur conseillerais vigoureusement de chercher d'où vient leur point de vue et de trouver dans leur conscient (ou ailleurs) les arbitraires qu’ils auraient ramassé ici ou là et qui tenteraient de démolir l'extraordinaire logique rationnelle du bonhomme en matière d’économie d’entreprise et de vision de la société plus généralement.
Prenez le temps d’allez jusqu’au bout pour découvrir la différence entre Morale Judéo-Chrétienne et Socialisme. Un parallèle truculent et tellement vrai.
Si vous appréciez, vous devriez regarder le spectacle de près de 2 heures de Franck sur l'éducation (ou l'enseignement selon l'angle du regard) en France. Dans INCULTURE, Franck Lepage joue le parallèle entre l'organisation pédagogique de l'éducation en France et l'apprentissage du parapente. C'est décapant et riche d'une montagne de réflexions et d'enseignements, politique, culturelle, comportementale,... Et c’est un très bon présentateur.
Prenez-le temps de découvrir ce personnage haut en couleur, qui,en son temps, a participé à l'élaboration d'un rapport parlementaire pour tenter d'améliorer le "bordel" ambiant.
Le grand truc à la mode, c’est de mettre son entreprise sur les réseaux sociaux.
Je ne sais pas si vous avez réfléchi un peu où on va mais ça pourrait bien, à terme, vous déclencher une crise d’urticaire au moins aussi terrible que celle que vous a déclenchée l’histoire des sub-primes.
Avant, vous étiez un(e) petit(e) patron(ne), avec 2 ou 3 salariés, vous répondiez encore au téléphone. Puis votre boite s’est développée et vous vous êtes retrouvé(e) dans l’impossibilité de répondre par vous-même, alors vous avez désigné quelqu’un pour assurer votre secrétariat. Comme vous n’aviez pas beaucoup de temps pour prendre les appels que votre assistant(e) tentait de vous passer, vous avez établi des filtres. Les fameux filtres. D’ailleurs, vous les connaissiez bien, parce qu’avant, quand vous étiez petit(e) patron(ne), vous pestiez contre ces filtres quand vous prospectiez et que vous essayiez de joindre les décideur(e)s pour leur présenter votre offre. Désormais, c’est l’affaire de vos commerciaux. Vous y êtes passé, maintenant c’est leur tour.
Votre société a continué à prospérer. Voilà qu’il a fallu poster une personne pour traiter les appels entrants et vous avez embauché une standardiste, mâle ou femelle. Comme votre assistant(e) avait de moins en moins de temps pour prendre les appels que la/le standardiste lui passait, il/elle a aussi établi des filtres. Les fameux filtres sur les filtres. Et vous les connaissez bien aussi ces filtres là, car vous pestiez lorsque vous prospectiez ...
Puis vint le mail. Et vous dûtes établir des filtres et un système pour que votre assistant(e) ne vous transmette que ce que vous aviez décidé de recevoir.
Puis vinrent les réseaux sociaux. Mais là, ça devint beaucoup plus compliqué. On vous conseilla d’y mettre votre entreprise et on vous recommanda d’y être aussi VOUS-MÊME, en personne. On vous expliqua qu’on était maintenant entré dans une nouvelle ère, que le Marketing avait été bouleversé, que les rapports humains et commerciaux ne seraient plus jamais ce qu’ils avaient été et que, au risque de disparaître, il vous fallait comprendre que la nouvelle règle c’était maintenant : l’engagement.
Un peu interloqué et inquiet, vous fîtes l’expérience et, après l’enthousiasme de la découverte, vous dûtes constater que tout ceci était bien chronophage. Vous tentâtes de coller le bébé à votre assistant(e), non sans quelques grincements de dents (et dehors aussi). Quelques interactions virtualo-sociales après et quelques filtres communotaro-avatariques plus loin, devant l’épaisse fumée noire que dégagea l’assistant(e) en question, vous décidâtes de passer au plan B.
La/le standardiste vit d’un très mauvais œil ce que vous lui demandâtes : « Hein !? » fit-il/elle, non sans afficher une expression de circonspection qui en disait long sur la profondeur insondable de la vacuité qui l’animait quant à votre demande.
Vous dûtes alors passer au plan Z et, quelques coups de fil plus tard, vous tançâtes votre RH pour qu’il/elle embauche un(e) ... COMMUNITY MANAGER.
Après quelques filtres scrupuleusement déterminés par votre assistant(e) pour que le/la community manager ne fasse pas de boulettes et, surtout, le/la laisse tranquille, vous pensiez être tiré d’affaire. C’était sans compter sur les effets de bord révolutionnaires du machin dans lequel vous aviez été obligé, de force, de mettre le bras gauche puis le droit et maintenant la tête, car vous dûtes faire face à une crise sans précédent dans l’histoire de votre entreprise. Ce matin là, vous atteignîtes un tel point d’exaspération, que cette fois-ci, ce fut de vous que s’échappait une épaisse fumée noire.
Dans votre bureau, trépignants en vous attendant, vous vous retrouvâtes nez à nez, sans avoir eu le temps de déguster votre café, avec votre standardiste furibond(e) et votre responsable commercial(e) écarlate. À peine eûtes-vous franchi la porte de votre bureau après avoir reçu un bonjour au regard fuyant de votre assistant(e) que ce fut le déluge.
« Pourquoi ce ... communauté machin chose … a le titre de MANAGER ? Son boulot c’est comme le mien. Y répond aux clients mais sur Facebook. J’ai plus d’ancienneté que lui/elle, c’est moi qui devrait être MANAGER ! » balançait le/la standardiste avant que son collègue n’ait pu prendre la parole.
« Patron(ne), on va dans le mur avec toutes ces conneries. Déjà qu’on avait un mal de chien à joindre les prospects et franchir les barrages, maintenant, il faut aussi franchir des barrages sur ces trucs internet. Y’a plus que des community managers, comme vous les appelez ! Faut que vous trouviez quelque chose. Les commerciaux sont déprimés. On va couler, qu’ils disent ! » balançait à son tour le/la responsable commercial(e).
La/le standardiste reprit de plus belle. Avant qu’elle/il n’ait fini d’éructer, l’autre écarlate tenta de se faire entendre, en criant cette fois-ci.
Au milieu de cette logorrhée, vous n’écoutiez plus. Votre cœur s’emballait à mesure que l’angoisse grandissait. « Un monde de dingues » vous répétiez-vous. « Je suis dans un monde de dingues. Ce sera quoi le prochain délire ? Quelle connerie vont-ils nous inventer ? ». Votre souffle devint court et bruyant. Des images désordonnées vous envahirent. Une pression insupportable et suffocante déchira votre poitrine. Vos yeux roulèrent comme des billes dans un bol. Et ce fut le grand blanc.
Au loin, votre conjoint(e) apparut, tel(le) que vous l’aviez connu(e) lors de votre rencontre. Jeune, souriant(e). « Comment vas-tu, tu as bien dormi » vous lança-t-il(elle). Complètement abasourdi, vous cherchâtes vos mots. Vous tournâtes la tête pour tenter de comprendre où vous étiez. Il vous semblait bien que ça ressemblait à votre cuisine. À l’autre bout de la table, votre fils était là, un bol de café à la main. Étrangement, il avait vieilli. Mais qui étaient donc ces gens, attablés là, consciencieusement en train de prendre leur petit déjeuner ?
Envahi par la panique, vous portâtes les mains à votre front. Mais l’arceau de votre virtualisateur vous en empêcha… !
Le marketing et la communication ne sont pas nécessairement des sujets compliqués, sauf à en avoir oublié les principes essentiels. Et les principes essentiels, ça peut s'exposer avec des mots simples.